Créée
en 1983 à Figeac autour du centre social et du centre culturel,
l’association Partir, comme l’indique son nom, se voulait en premier
lieu de proposer des vacances aux jeunes qui ne partaient pas.
Au
fil des années, avec la participation de différents partenaires dont la
mairie de Figeac, l’association est devenue gestionnaire des loisirs
enfance et jeunesse du Figeacois, en étendant par la suite son champ
d’intervention hors du département du Lot.
Partir, répondant entre
autres aux demandes des collectivités, organise des centres de loisirs
sans hébergement, des centres de loisirs périscolaires et des séjours.
Les
convictions éducatives que se fixe l’association servent de base à tout
projet pédagogique définissant le cadre de ses actions. Tout
intervenant de Partir doit donc adhérer à ce projet éducatif, le
respecter et le faire respecter.
Le
temps de loisir doit favoriser l’épanouissement individuel et collectif
des enfants et des jeunes, permettre de découvrir ses ressources, et
par là même, de se découvrir. C’est en effet l’occasion de faire de
nouvelles expériences permettant de se voir et de se montrer autrement.
Les activités proposées ne doivent donc pas être une fin en soi, mais
un facteur d’épanouissement. Dans le mot vacances, il y a une notion de
vide. En effet, si les vacances sont bien un moment de rupture avec le
quotidien, elles peuvent également être facteur d’isolement. Sans se
restreindre à proposer un catalogue d’activités n’aboutissant que sur
la consommation de loisirs, il s’agira bien de provoquer des
rencontres, des découvertes, des échanges.
Partir
intervient dans le tiers temps et doit permettre aux enfants et aux
jeunes d’avoir une équipe d’adultes référents pendant les moments de
temps libres, autres que la famille ou l’école. Les animateurs devront
favoriser l’esprit critique des enfants et des jeunes en leur donnant
la parole, en sollicitant leurs suggestions, leurs propositions, en
provoquant des débats. Il s’agit bien de développer une vie
démocratique et de donner aux enfants les possibilités de grandir sur
le plan individuel et collectif et de devenir autonomes. A l’opposé du
corporatisme et de l’individualisme, les enfants et les jeunes seront
amenés à prendre conscience de l’intérêt général.
La
politique tarifaire de Partir, qui prend en compte les ressources des
familles en partenariat avec les acteurs sociaux, permet aux enfants et
aux jeunes de toutes les catégories sociales d’accéder aux mêmes
loisirs. Cette mixité sociale est également l’occasion pour des jeunes
de milieux différents de se rencontrer en dehors du contexte habituel
et à travers des expériences communes.
L’association
met en œuvre tous les moyens permettant de garantir la sécurité
physique, morale et affective des enfants et des jeunes qui lui sont
confiés. Ces moyens consistent en premier lieu à respecter les textes
réglementaires, mais l’association demande à chaque membre de son
personnel de définir, dans son projet pédagogique, les moyens qu’il a
lui-même mis en place à cet effet. Il ne s’agit pas d’interdire ou
d’éviter l’expérimentation, mais d’amener les enfants et les jeunes à
prendre la mesure du risque en respectant les droits, les devoirs et
les règles.
Pendant
les temps libres, les enfants portent un regard différent et neuf sur
les autres, sans les références habituelles d’appartenance sociale ou
d’évaluation scolaire. Cette approche nouvelle favorise la tolérance,
chacun étant considéré pour ce qu’il est et non sur ce qu’il paraît.
D’autre part, la vie en collectivité, avec ses contraintes, prend en
compte le partage des tâches collectives d’une manière équitable, sans
aucune discrimination, et donne un sens à la notion d’entraide.
Dans
notre société plus incertaine, les enfants manifestent de plus en plus
de violence, d’incivilité. A l’inverse des modèles souvent proposés aux
enfants par les médias, les animateurs devront favoriser, à travers des
activités collectives, des valeurs telles que la solidarité, le partage
et l’égalité de traitement. De plus, les animateurs veilleront à ce
qu’aucune violence ne soit manifestée envers les enfants, qu’elle soit
physique ou mentale et montreront ainsi qu’on peut, de manière
civilisée et sans violence, régler d’éventuels conflits, se comprendre
et vivre ensemble.
L’équipe
d’animation, à partir d’un cadre dont elle assure la mise en place et
le respect, offre à l’enfant un environnement sécurisant qui va lui
permettre de se révéler individuellement et au sein du groupe, sans que
soit porté un jugement ou une évaluation sur de la production ou du
résultat.
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